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Les parcours GO-SYSTEM et l'accompagnement des managers |
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L'actualité économique montre quotidiennement la réalité de la mondialisation. Celle ci est souvent perçue à travers l'élargissement du champ concurrentiel. Ce sont en effet des concurrences nouvelles, mais en même temps des possibilités nouvelles de débouchés, des combinaisons originales des facteurs de production. Y sont étroitement mêlées opportunités et menaces. Le repérage des évolutions, à travers le comportement des clients comme à travers les initiatives des concurrents, apparaît comme un enjeu essentiel de succès.
Cela conduit à s'intéresser à la qualité du management. Si basique en effet que soit le produit ou le service proposé au marché, la diversité des contextes, des clientèles implique, pour préserver la compétitivité, la responsabilisation des acteurs locaux : comment susciter l'innovation, notamment aux « frontières de l'organisation », là où les interactions avec clients, concurrents ou fournisseurs donnent des indications sur les évolutions en cours et les ajustements nécessaires ? Il semble que se manifeste ainsi un trait distinctif de l'entreprise du XXIème siècle : le taylorisme faisait reposer le succès sur la compétence et l'intelligence d'un seul. La réussite dans le contexte de la mondialisation dépend de l'intelligence collective, de la capacité des managers et des salariés à « inventer » les évolutions pertinentes.
Cette voie de recherche de l'efficacité conduit à s'interroger sur la place des hommes dans l'entreprise, sur l'instauration d'un fonctionnement en obligation de résultat et sur l'acceptation par les hommes de la confrontation vraie et honnête aux réalités, qu'elles soient matérielles ou humaines. Cela demande un niveau de maturité élevé. Le management est ainsi confronté à plusieurs défis :
La transparence au sein de l’entreprise est un thème récurrent, de plus en plus d’actualité. Cela souligne l’importance de l’exemplarité du management et de son corollaire, le mimétisme. Le manager taylorien, qui seul a « la science », qui seul peut décider, organiser, orienter, inhibe l'initiative. Apparaissent des « petits chefs », serviles avec la hiérarchie et intraitables vis-à-vis de leurs subordonnés. Ceux-ci, fermés à l'innovation, fonctionnent en obligation de moyens. Ils ont vocation à se comporter en « perdants », qui baissent les bras dès que les vents apparaissent contraires. Le manager mercenaire, lui, ne voit l'intérêt de l'entreprise qu'à travers le sien propre. Pouvoir personnel, motivation financière et résultat à court terme deviennent les règles non écrites de comportement. L'innovation n'a droit de cité que si elle est reconnue comme monnayable. Le « chacun pour soi » peut en venir à primer sur la performance collective... et l'entreprise se mettre à vivre au court terme en se fermant aux réalités dérangeantes. Le manager qui encourage l'innovation, stimule l'autonomie et manage par le positif bâtit des équipes qui acceptent plus facilement d'évoluer et se placent de manière plus naturelle en obligation de résultat. Cela ne va pas de soi. On peut avoir une connaissance livresque parfaite et se comporter de manière inadaptée. On peut avoir appris des techniques de management et se découvrir incapable de les mettre en application, en étant bousculé par les réactions et les comportements des autres, qu'ils soient nos supérieurs ou nos subordonnés. En pratique, le manager efficace sera celui qui se connaît suffisamment pour être maître de lui et de ses réactions. C'est aussi celui qui appréhendera suffisamment la réalité humaine pour décrypter réactions et attentes et, en toute honnêteté, agir. Cela conduit à s'intéresser à quelques unes des « formations » de terrain à la disposition du management.
Il est intéressant de se référer à l'origine du coaching, le sport. Le coach est celui qui aide le champion à se perfectionner. Il l'aide à se voir, se percevoir de l'extérieur, à prendre conscience des comportements ou réflexes inadaptés, ceux qui font partie de sa « culture » personnelle. C'est cette prise de conscience, assise sur la confiance positive du coach, qui donne au champion l'assurance de soi, qui sert de point d'appui pour franchir des étapes de perfectionnement, surmonter les échecs. Une telle définition fait d'ores et déjà apparaître des exigences précises : le coach, pour être efficace et crédible, doit être respectueux de la personne. Il doit avoir une bonne compréhension des mécanismes psychologiques qui déterminent le comportement : les peurs, les facteurs de motivation, les enthousiasmes... Le coach ne se réfère pas à un ou des savoirs (technologie des balles ou des trajectoires au tennis). Le champion attend de lui qu'il sache lui parler de savoir-faire (gestes, enchaînements),... mais plus encore de savoir-être (concentration, perception / compréhension des réactions et stratégies du compétiteur...). La démarche est fondée sur un acte de foi du coach dans la capacité de celui qu'il accompagne à changer, à agir sur un savoir être sans lequel savoir et savoir-faire trouvent rapidement leur limite. Le coaching est un démultiplicateur qui fonctionne lorsque le coaché y engage sa volonté libre et le coach sa foi et sa compétence (notamment dans le domaine des outils, assez souvent issus de l'analyse transactionnelle et de la PNL). En matière de management, on conçoit que le coach devienne tout à la fois décrypteur et entraîneur :
Cette définition de mission permet de compléter « en creux » le profil du coach : une éthique rigoureuse ; une parfaite honnêteté intellectuelle ; une grande ouverture, nécessairement fondée sur expérience et maturité professionnelle ; une solide culture psychologique ; le sens de la communication. Il s'agit en définitive d'accompagner le dirigeant dans un travail de deuil et de vérité : repérage dans son comportement des réactions inconscientes inappropriées et donc deuil d'automatismes profondément ancrés dans la vie personnelle passée ; vérité dans l'identification (chez soi, chez les autres) des schémas pertinents de comportement et apprentissage de ceux-ci. Ce descriptif met en évidence deux limites du coaching :
Le coaching, concret, tire son efficacité de son haut degré de personnalisation. C'est une école de savoir-être.
Le team-building s'adresse le plus souvent à des équipes homogènes. L'objectif est généralement la recherche d'un « mieux travailler ensemble ». La démarche est fréquement liée à un événement important de la vie de l'entreprise une réorganisation, un réengineering, la mise au point d'un projet d'entreprise. Ce type d'intervention, confié le plus souvent à un intervenant externe spécialisé dans la communication, gagne généralement à être vécu sur le mode participatif. Le savoir-faire de l'animateur-intervenant sera un facteur déterminant de succès... et impliquera le strict respect d'une éthique. Il est facile à un professionnel de « survendre », de soulever l'enthousiasme à bon compte, alors que ce sont l'efficacité de terrain, la compréhension en profondeur et l'adhésion qui sont recherchées. De façon analogue, le respect des participants dont on attend qu'ils soient des relais convaincus et efficaces, interdit tout « mouchardage » vis-à-vis du donneur d'ordre. La règle du jeu doit être celle d'une relation d'aide... qui trouve sa limite, comme pour le coaching, dans l'empiètement sur la vie personnelle. Dans ce domaine, limites et risques sont, plus encore que dans une approche personnalisée, à respecter de manière absolue. Quoi de plus dangereux en effet que la mise en cause, fût-elle implicite, d'un participant face au groupe ?
Cela signifie que le leader donneur d'ordre et l'intervenant doivent régler précisément à
l'avance la question du « degré d'implication » souhaitable. Son respect demande aux
animateurs expérience et maturité. La démarche est en général jalonnée par la
présentation et l'apprentissage d'outils (issus, comme pour le coaching, de l'AT ou de la
PNL). Cette caractéristique marque en même temps la limite de la démarche. Impulsée par la hiérarchie, elle présente un caractère formel qui limite la mise en cause des participants : ils apprendront (domaine du savoir), ils deviendront plus efficaces (domaines des outils et du savoir-faire). Sauf exception, l'action sur le savoir-être, reste extrêmement limitée. Le team-building peut être d'une efficacité remarquable dans la diffusion du savoir, dans une dynamisation de court terme. Son domaine de prédilection est le « saut d'obstacle » en sachant que cette technique a une place de choix dans la panoplie des formations à connotation culturelle : c'est de façon implicite la reconnaissance de l'importance des hommes et de leur « vivre ensemble ».
Les parcours GO-SYSTEM International®, présentent des analogies fortes avec le coaching :
C'est néanmoins une démarche différente : c'est un parcours vécu collectivement et la diffusion par des animateurs issus de l'entreprise autorise une démultiplication à grande échelle. De quoi s'agit-il en pratique ? Un parcours GO-SYSTEM International® est un cheminement à base de réflexion personnelle et d'engagement dans l'action. Les participants sont amenés à « vivre » des situations extrêmement diverses, faisant écho à leur expérience personnelle. Il leur est proposé :
A une certaine échelle, le partage d'une expérience forte ainsi que l'apprentissage et la pratique d'outils éprouvés enrichissent la culture de l'entreprise. On peut dire que les parcours GO-SYSTEM International® permettent d'acclimater le changement dans l'entreprise en l'intégrant, à l'aide des outils, dans la culture : l'inconnu ne fait plus peur dès lors que l'on sait, individuellement et collectivement, disposer des moyens d'y faire face. Les limites de la méthodologie sont inhérentes à ses principes : la démarche demande, comme pour le coaching, du temps. La réactivité suscitée chez les participants implique de veiller à la cohérence de l'implantation au sein de l'entreprise. Les grands traits des méthodologies d'accompagnement du management sont synthétisés sur le tableau qui suit.
La mondialisation implique l'innovation et l'engagement du pari sur les hommes. Cela fait peser des exigences extrêmement fortes sur le management : plus responsable, comptable de ses résultats, sa performance repose sur la prise en compte efficace des réalités humaines, sur un « savoir-être ». C'est par sa maturité, par son exemplarité, par son engagement personnel que le manager pourra assumer sa double vocation. Celle de catalyseur des énergies humaines. Celle d'agent du changement. Le choix par l'entreprise de l'action par le levier humain est en fait le choix de l'écoute de la réalité. L'institution au sein de l'entreprise d'« écoles du management » centrées sur le « savoir être » n'en serait qu'une traduction logique.
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